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Conteur de memoires Biographe familial - Ecrivain public

Ma derniere Biographie

frontpage"Un secret de polichinelle… sous l’occupation"

Sous l’occupation…on tue le cochon quand même !

Ma grand-mère était une femme de caractère, elle asticotait mon grand-père à longueur de journées, et curieusement, le soir venu, elle redevenait toute gentille. Ma chambre jouxtait la leur, et avant de se coucher, j’entendais leur conversation, ils étaient adorables, d’une grande gentillesse l’un envers l’autre. Ce n’était pas croyable tant elle ressentait le besoin de l’agacer le jour, surtout lorsqu’il y avait du public. Une sorte de jeu, de pièce de théâtre et comme il était un peu sourd, il n’y prêtait guère attention. Ou alors il faisait semblant de ne pas entendre pour préserver la paix du ménage.

Lui, il aimait bien la bonne chère, et il lui fallait absolument son petit pot de crème. Nous étions en pleine guerre mais……Ma grand-mère pour le taquiner lui donnait un pot de yaourt en lui faisant croire que c’était de la crème. Il ne faisait pas la différence. Même chose pour le Perrier, il réclamait cette eau gazeuse et ma grand-mère mettait dans une bouteille de Perrier les lithinés du docteur Gustin. (Les lithinés donnaient du relief à l'eau du robinet qui arrosait nos repas quotidiens. L'objectif était initialement médical. Les lithinés du Dr Gustin, les plus connus, étaient strictement distribués en pharmacie. Ils avaient la réputation de soigner la goutte et les rhumatismes. Source Internet).

Une poudre qui fait des bulles lorsque l’on ajoute de l’eau ! Elle le taquinait sans arrêt et le soir, ils discutaient avec une grande complicité sur des tas de sujets. Ils s’entendaient très bien finalement. C’était leur mode de fonctionnement. Elle entendait des souris au grenier, alors elle montait le soir avec sa tapette, mais quand elle rentrait dans sa chambre, elle posait sa tapette et plaçait une petite coupe de lait…………Pour les souris. Ils étaient très drôles.

Bien que l’occupant allemand soit encore présent, quand arriva le moment traditionnel de tuer le cochon, pas question de manquer l’évènement. J’ai refusé d’aller à l’école ce jour-là. On m’a autorisé à faire l’école buissonnière, j’ai donc vu le cochon qui braillait etc………….

Le lendemain matin, je suis allé à l’école, on m’avait bien sermonné, ne dis surtout rien. A peine étais-je assis à ma table, que l’instituteur lança : « Alors Lucien, on a tué le cochon hier ?? »

Tout le monde était au courant. Un vrai secret de Polichinelle.

Une totale confidentialite

Cette clause de confidentialité, garante d’une confiance indispensable à notre future relation, est particulièrement importante dans ma déontologie. Je garantis aux narrateurs la plus grande discrétion. Ce qui ne sera pas imprimé dans le livre restera entre vous et moi.